Croatie, Slovenie, Montenegro

vipera ammodytes

En mai 2010, j’ai choisi la Croatie pour une série de voyages naturaliste à tendance herpétologique qui s’achèveront en mai 2014. Les espèces phares que j’avais comme objectif de photographier (sans rire) étaient Vipera ammodytes ammodytes, Salamandra atra aurorae et le Telescopus fallax, que je ne trouverai qu’en mai 2015 en Grèce. Certes toute rencontre était susceptible de m’intéresser, y compris dans le monde végétal, et j’ai largement été récompensé malgré une météo souvent défavorable en mai: pluie, fraîcheur, dominance des vents du nord et d’est, giboulées. Les températures ont oscillé entre 2° et 23°, avec des moyennes d’environ 17° la journée et 10° la nuit en plaine. Tout le monde sait que les reptiles apprécient la chaleur, et tout le monde sait que la pluie n’attire que les batraciens, sauf quand il fait trop frais. Pourtant, au moindre rayon de soleil, les animaux peuvent sortir et c’est justement à ce moment-là qu’il faut être au bon endroit et avoir de la chance.
Au total, plus 35 espèces de reptiles et batraciens ont été observées et photographiées durant 4 voyages successifs entre la Croatie, la Slovénie, le Montenegro. Ces voyages ont été riches en couleurs, tant par les fleurs que par les gens et les animaux rencontrés. D’autres rencontres moins réjouissantes, celles des témoignages d’assassinats durant la guerre de Croatie, dans la région de Plitvice Jezera, proche de la frontière croato-bosniaque. Des endroits encore minés sont indiqués sur des panneaux du HCR. Il est donc recommandé de se munir de cartes du HCR et également de se renseigner auprès de la population. La recherche de batraciens et reptiles dans le centre de la Croatie, mais également des insectes et de la flore (les orchidées en mai sont en fleur) peut représenter un danger selon la région prospectée.
La biodiversité du nord des Balkans est riche car elle bénéficie, entre autres, d’une faible densité de la population dans les campagnes, d’une agriculture intensive quasi inexistante (des immenses prairies sauvages avec quelques rares bovins) et surtout de quatre régions biogéographiques: à l’est la région pannonienne, au centre les régions continentale et alpine et à l’ouest, la région méditerranéenne principalement karstique. Les grands et petits prédateurs d’Europe sont présents mais difficiles à observer (loups, ours bruns, lynx, loutres, chats sauvages etc.)

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